• Hugues ABSIL

    http://hugues-absil.com/
    « Ces groupes de personnages sont des rescapés aux prises avec des événements extérieurs à ce que nous voyons. Ils fuient ou sont obligés de faire face à quelque chose qui les effraie mais reste hors champ. Nous ne voyons pas ce qui est la cause de leur frayeur. Il nous faut l’imaginer. Cette œuvre réagit à une actualité devenue brûlante, notre actualité semble répéter une horreur dont on ne peut se défaire. »

  • Claire ESPANEL

    https://www.facebook.com/claire.espanel/photos_all

    Les deux dessins proposés font partie d’une série intitulée « les Nocturnes ». Ils tentent de montrer des paysages naturels au crépuscule, alors que l’humain commence à devenir aveugle.
    La pierre noire utilisée est longuement étalée sur le calque polyester et effacée et de nouveau écrasée avant de trouver son état final, le dessin est en suspens comme le temps durant les nuits silencieuses. Les forêts sont des lieux à part où tout peut se passer, ce sont les scènes des contes, des cauchemars ou des songes. Le noir et le blanc et les gris sont les couleurs de nos rêves quant l’esprit économise les effets pour se focaliser sur l’essentiel ou pour troubler la perception et ainsi obliger l’imagination.

  • Michel ROTY

    http://www.michelroty.com/biographie-et-publications/

    Quel est le mécanisme secret qui sous-tend nos existences ? Michel Roty n’apporte pas de réponse, ne nous impose aucune théorie, nous laisse libre arbitre. En mariant dans son travail le dessin, la peinture, des objets hétéroclites, des matériaux recyclés, d’anciennes photographies, il invente un monde foisonnant, nécessairement fragmenté comme la vie, porteur d’un sens qu’il n’appartient à chacun non de découvrir, mais de « façonner » à sa guise, selon son propre vécu, son propre tempérament.

    Ludovic Duhamel

  • Julien WOLF

    http://www.eqart.fr/36-julien-wolf.html

    "Julien Wolf, jeune artiste formé à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, s’est vite voué à la peinture.
    Sa pratique s’inscrit dans la descendance d’un expressionnisme matiériste, peuplé de personnages tour à tour burlesques et inquiétants. Sa gamme chromatique reste globalement sourde, avec des éclats de rouges ou de jaunes qui focalisent le regard, concentrent l’attention du spectateur et la déstabilisent. Ce sont des sortes d’exutoires à une violence latente qui ne demande qu’à s’exprimer, à sauter à la gorge du regardeur pour l’engloutir dans le tourbillon de la farce grotesque et démesurée qui se déroule sur le plan de la toile de lin, souvent laissée libre pour faciliter ce rapt visuel, cette prise d’otage sans espoir de retour."

    Louis Doucet